Les conditions du camp Ravensbrück vécues par Germaine Tillion.
Ravensbrück, situé au nord de
l'Allemagne est un camp réservé aux
femmes. D’abord,un camp de concentration,
il devient en 1933 un camp d'extermination.
Germaine Tillion , grande résistante et
ethnologue, fut déportée en 1943.
De plus, elle a survécu pendant deux années,
elle a soutenu moralement les femmes du
camp et écrit une opérette « Le verfügbar
aux enfers ».

Le camp de Ravensbrück fut construit en 1938 dans une campagne paisible, au bord d'un lac, ce qui contraste avec les conditions de vie du camp.
Dès l'entrée du camp tout était fait pour impressionner les détenus , sur la porte était écrit «Le travail rend libre».
Le camp – réservé aux femmes – compta plus de 132000 prisonniers et les historiens estiment le nombre de victimes à 92000. Une des particularités du camp était qu'il abritait... une pouponnière pour les enfants nés dans le camp, enfants dont la plupart mouraient quelques heures à peine après leur naissance.
Germaine Tillion fut déportée dans ce camp, après avoir été trahie, alors qu'elle jouait un rôle actif dans la résistance.
Dès les débuts de sa déportation, elle étudie le fonctionnement du camp et cherche à donner de l'espoir aux femmes et la force de survivre. Elle écrit une opérette à la fois tragique et burlesque qui raconte la vie difficile des déportées, en y ajoutant beaucoup d'humour pour oublier leur sort.
Germaine Tillion a aidé ces femmes à rester en vie en créant à leur côté l'opérette et en la chantant discrètement le soir. Elle composa «Le verfügbar aux enfers» en se cachant des SS et en échangeant sa ration alimentaire contre du papier, des crayons.
Nous pouvons voir que l'esprit de Germaine Tillion face à la difficulté de survie dans les camps a été particulièrement combatif, elle a su garder espoir et elle a aidé les femmes à survivre.
Au camp, la vie de Germaine Tillion était faite de journées répétitives .
Réveillée à trois heure et demie par une sirène, il lui faut ensuite ranger sa paillasse et s'habiller. L'hygiène et le manque de WC et de lavabos est insupportable pour les déportées.
Puis le travail, épuisant jusqu'au soir.
Il y avait trois repas par jour: le matin ,un café clair, le midi de la soupe et le soir un peu de pain, de la soupe.
Régulièrement, des femmes étaient battues, astreintes au travail , assassinées suite à un acte de rébellion, sans raison particulière ou lorsqu'elles ne sont plus capables de travailler. On réalisait aussi des opérations pseudo médicales au camp en promettant aux volontaires de les libérer ensuite.
Germaine Tillion donnait aux femmes des moments d'espoir même le courage de ces femmes ne pouvait rien contre la violence perpétrée par les nazis.